La plupart des entreprises belges de construction n’utilisent pas encore les dernières technologies numériques

La plupart des entreprises belges de construction n’utilisent pas encore les dernières technologies numériques

Tout comme beaucoup d'autres secteurs, la construction est à l'orée d'une grande transition numérique. Une enquête de la Confédération Construction, à laquelle ont participé 272 entreprises de construction, a montré que seulement 3 % d'entre elles impriment déjà en 3D, 3 % utilisent la robotisation, 1 % travaille avec des drones et 4 % utilisent le BIM, ou Building Information Modelling, une méthode permettant de partager facilement des données entre différents partenaires à l'acte de construire en utilisant des maquettes numériques en 3D. Le BIM est purement et simplement l'avenir du secteur, mais par rapport à d'autres pays, nous ne sommes pas encore très loin dans ce domaine. « Il s'agit maintenant de convaincre le secteur de l'impact positif de ces nouvelles technologies sur la productivité et le coût de la main-d'œuvre. Et cela peut aller très vite », déclare Robert de Mûelenaere, administrateur délégué de la Confédération Construction.

Les 24 et 25 octobre, la Confédération Construction organisera avec le CSTC, le Centre Scientifique et Technologique de la Construction, à Tour & Taxis à Bruxelles le salon Digital Construction, destiné à familiariser davantage le secteur de la construction avec les applications numériques qui seront utilisées aujourd'hui et demain. Dans notre pays, des entrepreneurs commencent à s'intéresser aux applications numériques, mais ils restent toutefois nettement minoritaires. Et pourtant, le processus de numérisation dans le secteur de la construction a déjà commencé et prendra de plus en plus d'ampleur dans les années à venir.

Actuellement, les entreprises de construction utilisent principalement des applications numériques pour gérer leur administration, comme les programmes de comptabilité, les tableurs et le CRM. Mais cela s'arrête en général là. Dans un avenir proche, des applications telles que l'impression et la numérisation en 3D, les drones, la robotisation et le BIM seront monnaie courante dans le secteur de la construction, mais l'enquête menée par la Confédération Construction et à laquelle 272 entreprises de construction ont participé montre qu'une minorité absolue travaille actuellement avec ces technologies :

• 4 % travaillent avec le BIM
• 3 % utilisent l'impression en 3D
• 3 % font usage de la robotisation
• 1 % numérise en 3D
• 1 % se sert de drones

La même enquête révèle également qu'un quart des entreprises de construction connaît ces applications, que 5 % veulent mettre en œuvre une ou plusieurs d'entre elles dans les deux ans et que 15 % envisagent de le faire dans les cinq ans. Cependant, 8 entrepreneurs sur 10 n'ont pas de projet dans ce sens : 41 % n'en voient pas l'intérêt. Les entreprises de construction ont surtout des attentes envers la robotisation et le BIM, une application axée sur la coopération et l'échange d'informations entre toutes les parties d'un projet de construction. Il est possible d'extraire nombre d'informations de cette maquette numérique, comme les plans, les images en perspective, les surfaces, les quantités nécessaires, et ainsi de suite. Le BIM permet également d'effectuer toutes sortes de simulations et d'en voir immédiatement l'impact. Aux Pays-Bas, 1/5ème des entreprises de construction travaillent avec le BIM, ce qui les rend beaucoup plus nombreuses que dans notre pays.

Robert de Mûelenaere, Administrateur délégué de la Confédération Construction : « Le secteur belge de la construction doit être vigilant. L'absence d'intégration de certaines technologies entraînera à court terme un sérieux désavantage concurrentiel par rapport aux entreprises de construction étrangères. D'autre part, nous sommes convaincus que la construction dans notre pays suivra de toute façon la voie du numérique. Il s'agit maintenant d'accompagner correctement le secteur dans la transition vers ces nouvelles technologies afin que les entreprises puissent constater la valeur ajoutée des outils numériques sur l'organisation et la productivité sur le chantier. La transition numérique permet l'automatisation, une productivité accrue et donc une réduction significative des coûts de main-d'œuvre, mais aussi une sécurité renforcée ».

Pour plus d’informations : http://digitalconstructionbrussels.be/fr/

La petite vidéo ci-dessous vous permettra de voir concrètement comment la réalité augmentée est utilisée dans la construction en Flandre : https://www.youtube.com/watch?v=PYK7SfzZD64&feature=youtu.be